Assainissement : la chasse aux fantômes

Revenons un peu sur cette histoire d’assainissement individuel. Ça va nous coûter une petite somme parce qu’il n’y a pas le tout à l’égout dans notre hameau. Donc peu importe la solution choisie, c’est moins pratique. C’est pris en compte dans notre budget : ça peut aller de 6 000€ à 15 000€ selon le type d’installation et les difficultés du terrain (chiffre définitif à venir).

La première chose à faire, et qui n’est pas évidente quand on n’y connait rien, c’est de bien relire le rapport de l’étude de sol. Et surtout les recommandations en terme d’assainissement. Nous l’avons commandé chez MyGeo par Fondasol (1 623€). (cf. article précédent).

Dans notre cas, l’étude de sol n’a pas pris en compte le fait qu’il y avait un fossé avec de l’eau grise devant chez nous sur la rue. (Ça sera important pour plus tard.) Il était donc conseillé dans le rapport de rejeter dans un fossé existant, commun avec un voisin derrière chez nous. Le SPANC, (le Service Public d’Assainissement Non Collectif) qui valide notre solution d’assainissement, nous a donné pour mission de faire signer une autorisation de rejet dans ce fossé, au voisin en question…

extrait de l'étude
Le début de la galère…

Comment faire connaissance avec ses voisins

Il faut savoir que nous avions déposé notre dossier de demande de permis de construire le 19 mai – comme prévu – mais sans la validation du SPANC puisque nous étions encore en attente du rapport de l’étude de sol. L’archi, confiant, pensait que ça passerait. NON. Ça aurait pu marcher, puisque la mairie prend les dossiers incomplets, il faut juste pouvoir apporter les pièces complémentaires dans un certain délais (qui varie selon les mairies).

On s’est évidemment trouvé bloqué par le SPANC et hors délais pour le dépôt des pièces manquantes. On est effectivement dans l’incapacité totale de pouvoir fournir cette autorisation de rejet signée. Nos voisins sont introuvables. Il s’agit d’une résidence secondaire, personne ne sait où ils habitent le reste de l’année. On allait se renseigner aux impôts quand le SPANC se rend compte qu’il s’est en fait trompé de parcelle. La personne à qui appartient la bonne parcelle, n’existe pas. On n’arrive même pas à déterminer son nom avec certitude. Il s’agit d’un terrain non constructible, laissé à l’abandon. Même les impôts ne savent pas vraiment à qui c’est.

asterix-maison
Une simple formalité administrative 🙃

Pour la petite histoire, sachez qu’on a fait des recherches dans le quartier pour retrouver nos « voisins ». Il faut nous imaginer devant des inconnus à leur demander si un de leur parent, qui est d’après nos infos probablement décédé, leur aurait laissé une parcelle dans le coin. Ça met tout de suite l’ambiance.

Joie pour un fossé

On est quelque peu déprimé pour être tout à fait honnête. On appelle notre architecte, désespéré. Celui-ci règle le problème en 3 jours. Il se rend sur notre terrain avec une personne de la mairie et découvre le fossé qui passe dans notre rue avec de l’eau grise et qui saute aux yeux. Le monsieur de la mairie donne son accord en 2 secondes. On a un nouveau fossé, une nouvelle proposition pour l’assainissement, elle est validée par le SPANC. o/

fossé
Oh un très beau fossé o/

On dépose à nouveau un dossier de demande de permis de construire, complet cette fois, le 14 août. Normalement le délais d’obtention de permis est de 2 mois. Donc au lieu de l’avoir eu le 19 juillet, ça sera pour le 14 octobre… Trois mois de perdus pour une histoire de fossé… On est moyennement content. 😤

Si on n’a pas de nouvelles de la mairie, le permis est accordé par défaut au bout des 2 mois de délais, soit le 14 octobre. On n’a toujours pas de nouvelles de la mairie au moment où j’écris ces lignes. Si on en a, la réponse a intérêt à être la bonne 😓

Question d’égout

Finalement, on a suivi AUCUNE recommandation de l’étude de sol ahah. D’une part, on a fait modifier le choix du fossé de rejet des eaux grises. D’autre part, on a choisi une micro station. Le rapport préconisait un filtre à sable mais avec notre type de terrain, peu perméable, on aurait eu des problèmes de fonctionnement. Il nous faut un système étanche.

On en reparlera de la micro station dans un article.

2 commentaires sur “Assainissement : la chasse aux fantômes

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